Nous vous invitons à découvrir l’interview de Sophie Lapisardi sur le LEGAL DESIGN, parue dans la Revue Les Décideurs – extrait :

Empathie et créativité

Le legal design est souvent résumé de façon réductrice à la présentation d’images ou d’objets sous une forme esthétique. C’est l’idée que propagent les détracteurs de ce nouvel outil : l’expertise du juriste serait ainsi occultée voire niée. C’est un tort. En réalité, cette manière de penser et concevoir le droit impose un travail rigoureux et complet qui nécessite des compétences pluridisciplinaires au-delà de l’effet visuel. « Le legal design, ce n’est pas seulement des schémas ou des pictogrammes, souligne Sophie Lapisardi. C’est un état d’esprit et une méthode qui va au-delà de l’esthétique ou de la simplification. Le travail juridique est complet. » Le spécialiste du droit rajoute à son expertise deux éléments essentiels du « design thinking », cette gymnastique intellectuelle visant à se mettre à la place de son interlocuteur afin de comprendre ses besoins : l’empathie et la créativité. L’expertise ne suffit plus. Le juriste doit être capable de cerner les attentes de l’utilisateur et d’y répondre avec clarté, concision et efficacité. Il développe ce que l’avocate en droit public nomme les « soft skill : des compétences comportementales, transversales et humaines qui nous permettent d’évoluer et de nous adapter dans un contexte en constante évolution. C’est l’art de nouer et développer des relations positives, constructives et fructueuses avec d’autres personnes », le plus souvent non-juristes.

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